Chroniques de supermarché 

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Fin de l’incident

Pour mettre fin à toute cette histoire, je tenais à préciser l’élément déclencheur. Je ne veux surtout pas qu’il y ait de malentendu, ou que certains blogueurs interprètent mal les faits.

Le service juridique de l’enseigne a simplement vu que j’ai utilisé le logo de l’entreprise sur un billet. Il a souhaité que je le retire. Il ne s’agit absolument pas d’une action à l’encontre de la liberté d’expression ou contre les blogs en particulier. C’est d’ailleurs légitime, il n’y a aucun mal à cela. Et puis le directeur du magasin a réagi comme il fallait. Au final, beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Étant de nature à positiver toute chose, je dirais simplement que cela a fait un petit coup de pub pour ce site. Mais la ligne éditoriale va peut être un peu changer, je vous laisse la surprise. Par contre, les billets reprendront jeudi, je m’accorde une petite pause.

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Un grand merci!

Le réveil a été plutôt dur hier, suite à l’échange téléphonique avec mon magasin. Il s’en est ensuivi des doutes: dois-je arrêter là? dois-je continuer quand même? Et puis le directeur du magasin a eu la présence d’esprit d’aller voir mon site pour juger par lui-même, et il a beaucoup aimé. C’est d’ailleurs ce qu’il m’a fait savoir car il m’a appelé personnellement. J’ai été très surpris de ses encouragements, très flatté même. Je lui en suis infiniment reconnaissant, et pour ça je lui dit un grand merci!

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Pour information

Suite à un coup de téléphone de la part de la grande surface m’ayant employé pendant 4 ans, j’ai tenu à écrire ce billet. La quasi-totalité de mon magasin a connaissance de ce site et le lit régulièrement. La direction l’aurait découvert tôt ou tard, mais j’aurais aimé cela se fasse dans d’autres conditions que par le biais du service juridique de l’enseigne. Il est temps de faire une petite mise au point concernant le but de de blog.

  Ce blog a pour but:

  • de montrer que travailler en grande surface est loin d’être dévalorisant.
  • de faire découvrir avec un regard original l’envers du décor.

 

  Ce blog n’est pas:

  • Anti-patron. J’ai eu la chance de travailler avec de bons chefs. Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir été exploité.
  • Anti-client. Ils ne sont certes pas tous parfaits, mais les clients pénibles ne sont qu’une minorité. J’entretenais d’excellentes relations avec beaucoup d’habitués du magasin.
  • Anti-collègue. je ne me sers pas de ce blog pour critiquer ouvertement mes collègues. Je suis de nature à chercher à éviter tous conflits.
  • Anti-grande surface. C’est grâce à mon magasin que j’ai pu financer mes études et ainsi devenir ingénieur, je lui en suis grandement reconnaissant.

 

  Je ne veux pas que ce blog:

  • serve d’appui à toutes associations ou organismes militant pour le pouvoir d’achat.
  • fasse de la publicité pour une quelconque enseigne.
  • soit associé à une quelconque marque.

 

Néanmoins, je vais appliquer quelques mesures sur ce site:

  • Suppression de l’ancien site qui n’était pas anonyme.
  • Déréférencement total du site des moteurs de recherche pour purger les mots-clefs ne garantissant pas l’anonymisation.
  • Suppression de tout détail pouvant amener à deviner dans quel magasin j’ai travaillé (enseigne, la ville, …), ou l’identité de mes collègues.

Je tiens plus particulièrement à m’excuser auprès de mes anciens supérieurs si le site a pu leur causer le moindre problème.

Je vais mettre ce site une pause, histoire de réfléchir et faire la part des choses. Avec tout ça, j’ai accenditellement effacé mon dernier billet. Je vous souhaite à tous un très bon weekend.

P.S.: mon ancien directeur m’a appelé en personne pour me féliciter suite à la lecture du site, il m’encourage même à continuer. Je suis très touché. Merci.

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Les vestiaires des filles

Pour changer un peu, cette semaine je vais montrer que l’on peut aussi s’amuser avec son patron. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que l’on peut faire ou dire tout ce que l’on veut. Néanmoins on peut quand même passer de bons moments. 🙂

L’illustration est de ~paparoksguitar

Ce samedi matin là, comme beaucoup d’autres, je vais au vestiaire pour me changer. C’est d’ailleurs la toute première chose que chaque employé fait en venant travailler au magasin. Mais cette fois-ci là, le vestiaire des hommes a été réaménagé pour un tout autre usage. Je n’ai pourtant pas rêvé, je me suis changé pendant des mois dans cette salle. Je ne me suis quand même pas mis en slip entouré de dossiers de comptabilité. Comment se fait-il qu’il ne soit plus là? Mais voila, pour cause d’agrandissement des bureaux il a été déplacé. D’ailleurs je vois un de mes collègues sortir d’une autre salle à quelques mètres de là. :S

Ma déduction était bonne, ce sont bien les nouveaux vestiaires. Oh surprise, la salle est deux fois plus grande que la précédente. Mais là, grande question est: où est passé mon casier? je vérifie alors toutes les étiquettes. Je peux vous dire qu’on peut en lire des surnoms idiots ou des conneries sur ces étiquettes de casier: « Fraise Tagada », « Marco », « Jer », « Le Boucher », « Bois des canons », et j’en passe… Deux minutes à tourner en rond, et je ne vois pas le mien. Mais voila, sans casier: pas de chaussures de sécurité, pas de cutter, pas de veste à l’effigie du magasin. :'(

Pour résoudre mon problème, quoi de plus naturelle que d’aller voir la personne la plus qualifiée du magasin: Papa (surnom du directeur du magasin). 😀

Je toque à la porte du bureau du patron

Patron
Oui?

Moi
Ouin… Ouin…

Patron
Que se passe-t’il Nicolas? On a un gros chagrin?

Moi
Je ne trouve pas mon casier. Il a disparu. Snif…

Patron
S’il n’est pas dans le vestiaire des garçons, c’est qu’il doit sûrement être dans les vestiaires des filles.

Vous avez bien entendu, mon casier est prisonnier dans les vestiaires des filles. Papa m’accompagne pour aller récupérer mes affaires sans faire d’histoires. Après tout, c’est l’occasion rêvée de voir des filles en petites tenues, et en plus on sera dans nos droits. 😮

A première vue la lumière est allumée, la prudence est de mise. On pousse tout doucement la porte, Papa fait une première sommation pour prévenir de notre venue. Aucune réponse, on entre donc. Il n’y a apparemment personne mais une rangée de casiers cache la deuxième moitié du vestiaire. S’il y a une fille derrière, elle ne pourra pas dire qu’on ne la pas prévenue. On contourne la rangée en avançant prudemment, pas à pas, les yeux fermés. On les réouvre, personne. Ouf de soulagement d’un côté, mais grande déception de l’autre. Pas de caissière dénudée, comme tu dois être déçu mon Rololo. Vous remarquerez au passage qu’elles ont laissé la lumière allumée. C’est à remettre en doute de la conscience féminine, bravo! 😉

Mon casier est là, tout au fond. Je n’ai plus qu’à le vider, tout en blaguant un peu avec Papa. Ce n’était pas si difficile finalement. Me voila les bras chargés de mes affaires. Mais un grain de sable va s’immiscer dans l’opération. Une caissière vient de rentrer et est en train d’ouvrir son casier. Elle ne nous a pas encore vu. On s’échange un regard avec Papa, on ferait mieux de ne pas traîner ici sous peine de se faire traiter de pervers/voyeur/employé produits frais (rayer la mention inutile). On sort les yeux fermés, le bras en avant pour ne pas se prendre un mur/casier/ou même autre chose (héhé). « On ne fait que passer mademoiselle » qu’on hurle au passage. Elle a dû en faire une tête et, en plus nous n’avons pas vu qui c’était. 😀

Ca ne s’est peut être pas passé exactement comme ça, mais ça reste un bon souvenir. Maintenant je vais vous demander de sortir du vestiaire car je dois me changer, et je ne suis pas en avance. :p

Le prochain billet: Conversations téléphoniques

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Un peu de poésie, bordel!

Innombrables sont les périodes, considérées maudites
Dans la vie d’un magasin, que les employés irritent

Au milieux des caddies, des clients en goguette
Entourés de rayons, harmonieusement garnis
La crise n’est jamais loin, même en temps de fêtes
De quoi gâcher, le plus joyeux des samedis

L’illustration est de *Punchinello-Punch

Volant dans les cieux, un ange est de passage
Jouant de la trompette, signalant un message

/* Une mélodie signalant un appel micro*/

D’une voix de baryton, une caissière s’époumone
A ceux qui l’entendront, voila ce que cela donne

Caissière au micro
Un employé épicerie, à l’accueil est demandé
Il serait bien gentil à lui, de vite se déplacer

Mon carton de raviolis, promptement vidé
Libéré de ma tâche, je me bouge les fesses
Pendant ma course, moults caddies, évités
Je m’en vais secourir, la caissière en détresse

La cliente à l’accueil, au comptoir accoudé
Espérait en secret, voir son vœux exaucé

Moi
Vous voyant ainsi, un catalogue à la main
J’entrevois aisément le but de votre visite
N’allons pas pour autant par quatre chemins
Je vous en pris, ne vous faîtes pas prier, dîtes

Dame
J’ai noté sur le présent document, une divine promotion
Malheureusement je ne vois point le produit en rayon
Étant pour ma part, il me semble, pourtant bien lunée
Pourriez vous de vos lumières, la sotte que je suis, m’éclairer

Moi
Le coquin désiré, par son absence de vous se moque
Cela signifie tout simplement, une rupture de stock

Dame
Ne voyez vous point, petit présomptueux
Que c’est mon coeur qu’on assassine
Convoquez moi séant, le maître de ces lieux
Avant que la situation ne s’envenime,

Moi
Les jours s’écoulant, le catalogue se finit
Nous voila maintenant, beaucoup moins fournis

Dame
Camouflet que ceci, on se moque de moi
Attendez que je crie, hhhiiiiii, à moi

Moi
Inutile de faire une eclandre, devant tout le monde
Remplissez je vous prie, un bon de commande
Nous ne prendrons de votre temps, que quelques secondes
Nous pourrons répondre ainsi, à votre demande

D’un claquement de doigts, la discussion prend fin
Dans sa chaise à porteur, elle monte, et nous maudit
Elle laisse alors ses valets, se charger de son caddie
Nous pouvons voir elle et sa cour, s’éloigner au loin

Vous avez dû remarquer que ce billet est très spécial, mais il illustre parfaitement les problèmes des stocks pour les promotions en fin de catalogue. Comme je viens de relire les 8 tomes de la BD « De capes et de crocs », je suis d’humeur à penser en alexandrins. Et pourquoi à l’avenir rédiger de temps à autre des billets sous la forme de fable? A voir…

Ca vous a plu?

Le prochain billet: Les vestiaires des filles

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Ceux qui se lèvent tôt

Pendant que vous, consommateurs moyens, dormez profondément dans votre lit, un spectacle silencieux se met en marche devant votre magasin préféré quelques heures avant son ouverture. A écouter le petit Nicolas, les français méritants sont ceux qui se lèvent tôt, mais ce ne sont malheureusement pas ceux qui gagnent le plus. Si vous êtes étudiant et que vous venez de signer pour un job de mise en rayon cet été, ne lisez pas la suite car cela pourrait vous faire regretter votre geste. Attention, cela peut heurter la sensibilité des plus feignants d’entre vous. 😮

L’illustration est de ~SimpleOona

Qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige, en plein été comme en plein hiver le scénario reste invariablement le même. Je vais tenter de vous le faire vivre comme si c’était vous étiez à ma place. Imaginez que vous arrivez sur le parking de votre magasin à pied environ un quart d’heure avant le début de votre service (qui commence à 6h ou parfois même à 5h du matin). Il fait encore nuit, vous avez un peu froid, alors vous pressez le pas. Quelques voitures sont garées vers l’entrée du personnel. A l’intérieur quelques employés écoutent la radio, fument une dernière cigarette. Puis à quelques pas de la porte de service, ils profitent que vous dégainiez votre carte de pointage pour entrer avec vous. Ils se pressent de quitter leur véhicule et vous rejoignent en courant. Des échanges de « bonjour » seront les seuls mots prononcés car le silence est de rigueur. A vrai dire personne n’est assez réveillé pour se montrer plus bavard. 😡

Chacun monte l’escalier menant aux vestiaires, ou plutôt se traîne marche par marche. A que le chemin vous paraît long, vos jambes ont du mal à vous porter. C’est là que vous réalisez toute l’utilité de l’objet que l’on appelle « rampe d’escalier ». D’autres auraient pu y laisser leur vie, mais vous, vous avez la présence d’esprit de vous hisser à bout de bras tout en haut et rampez jusqu’à votre vestiaire. Vous recherchez votre casier, vous galérez à tourner la clef dans votre cadenas tout en vous appuyant sur la porte, des fois qu’elle tombe. Mais le plus dur reste à venir: enfiler vos chaussures de sécurité. Après avoir confondu 3 fois de suite votre pied droit de votre pied gauche, vous pouvez enfin tenter de faire vos lacets. Vous auriez pu vous asseoir sur la chaise à côté de vous et ainsi vous faciliter la tâche, mais vous avez préféré vous agenouiller. Et vous avez bien raison car derrière cet objet anodin se cache un terrible piège tentateur, vous auriez pu vous endormir dessus. :S

Reste à vous servir un café pour vous remettre de tant d’émotions. Vous vous dirigez vers la salle de pause. Mais attention il ne faut surtout pas allumer la lumière, de peur de réveiller ceux qui s’y trouvent déjà. Vous insérez votre clef et commandez un café bien corsé. Malheureusement le bruit de la machine en a fait sursauter sursauter quelques uns assis près de la fenêtre. Vous vous trouvez une chaise et soufflez quelques minutes, tout en luttant contre le sommeil. Vous essayez de boire proprement, un accident est si vite arrivé. Il faut avouer qu’une trace marron sur votre t-shirt aurait été malvenue, vous auriez eu fier allure devant les clients. Dans la salle de pause d’à côté, les fumeurs eux aussi sont dans l’obscurité. On peut les compter rien qu’en se fiant aux lueurs rougeâtres de leurs cigarettes. Etrangement le nuage de fumée ne les dérange pas, pourtant ils devraient se cogner contre un mur en cherchant la sortie mais il n’en est rien.

Bon allez, assez rigoler! Les rayons ne peuvent plus attendre. Halala, ce n’est pas facile tous les jours, ça je peux vous l’assurer. 🙂

Le prochain billet: Un peu de poésie, borde!!

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Blagues téléphoniques

Ce que vous en savez peut être pas, c’est que quand un vigile s’ennuie, il le fait savoir. Même s’il reste caché dans son petit QG à jouer avec ses caméras de surveillance, cela ne l’empêche pas d’embêter tout le magasin. Vous allez très vite comprendre pourquoi… 🙂

L’illustration est de ~SpAmSaLoT

S’il y a des moments où l’on ne croise aucun client en magasin c’est bien le lundi après-midi, surtout entre 14h et 16h. Et ce lundi là n’a pas échappé à la règle. Ça tombe bien, je suis de corvée d’implantation du nouveau catalogue, et c’est plus agréable de le faire au calme. Autre avantage et non des moindres, je peux me balader dans tout le magasin au grès des têtes de gondoles à garnir. J’en profite pour saluer mes collègues des autres rayons, comme la petite Valérie des fruits et légumes. Mais aujourd’hui ça ne va pas, Valérie râle. il semblerait que Michou le méchant vigile lui ait fait plusieurs blagues téléphoniques. Et voila que ça recommence: :S

/* DRIIIING (le téléphone des fruits et légumes sonne) */

Valérie
Allo?

[voix de fausset]
Bijour! Yé voudré ouné pizza napoliténé, avéké dé anchois.

Valérie
Fous moi la paix Michou, je t’ai reconnu!!

Michou
Hahahahaha

Valérie
T’en as pas marre d’embêter les gens qui travaillent? Ça fait déjà 4 fois aujourd’hui!

Elle tend son poing en direction de la caméra de surveillance la plus proche, tout en faisant la grimace. 😀

Michou
Tu ne me fais pas peur à me menacer avec ton petit bras. Je te vois sur mon écran.

Elle lui raccroche au nez, exaspérée. :/

Soudain à quelques mètres de nous, le téléphone de la poissonnière se met à sonner. La petite Joséphine lâche sa truite et décroche. Aille, elle a dû entendre des horreurs car elle nous fait sa petite tête de merlan dépressif. Ce pleutre de Michou a encore frappé. Joséphine fait également partie de la longue liste des victimes à embêter. Parmi elles, des caissières, des charcutiers, des employés de la mise en rayon, personne n’est épargné. Que voulez vous? Quand il n’y a aucun client à surveiller, il faut bien qu’il s’occupe. Déjà que c’est pas facile de travailler un lundi, alors si en plus il faut supporter les blagues du vigile. Heureusement qu’il utilise la ligne interne, sinon je n’ose imaginer la facture à la fin du mois. Et pendant ce temps, les voleurs ont la voie libre. 😡

Le prochain billet: Ceux qui se lèvent tôt

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Mieux qu’une salle de sport

Avec l’arrivée des beaux jours, vous êtes fâchés avec votre balance? Alors comme vous culpabiliser, vous dites non à l’ascenseur et au sucre dans votre café. Vous avez la flemme de courir 30km tous les jours. Vous en avez assez de ces magazines qui vantent les mérites de régimes miracles à base de cacahuètes soit disant capables de vous faire perdre 2 kg par jour. Mais moi, j’ai LA solution!! Je l’ai moi même appliqué et j’ai perdu 15kg en 2 mois. Alors voila mon secret beauté: la mise en rayon… 😀

Au risque de vous surprendre, la mise en rayon est un métier très physique qui fait travailler quasiment tous les muscles du corps. D’ailleurs mon Rololo, si tu tirais moins au flanc à mater les fesses des clientes, tu aurais un corps de rêve comme Julie. Laissez moi vous offrir ma petite liste d’exercices à réaliser vous même vous garantissant un corps sculpté digne d’un Apollon grec dans les meilleurs délais: 🙂

 
Les exercices du coach

Cuisses, fessiers

Prenez un escabeau/tabouret, montez dessus pour ranger des produits placés dans les rayonnages les plus hauts. Répétez l’opération une vingtaine de fois.

Pectoraux, deltoïdes

Prenez un carton assez lourd rempli à rapport de boîtes de conserves. Portez le à bout de bras, puis remontez le à hauteur d’épaule. Faîtes 2 séries de 25 tractions.

Biceps, triceps

Prenez une palette lourdement chargée. Tirez la avec un tire-palette manuel, et faîtes 10 aller-retour entre votre rayon et la réserve du magasin. Vous pouvez augmenter la difficulté de l’exercice en l’exécutant au pas de course.

Abducteurs, quadriceps

En rayon, accroupissez vous pour remplir les rayonnages les plus bas. Contractez les fesses, maintenez la position 2 minutes le temps de vider votre carton de boîtes de sauce tomate. Remontez en expirant, reprenez votre souffle, et recommencez avec le carton suivant.

Dos, lombaires, ischios

En réserve, prenez une palette d’arrivage de sacs de croquettes pour chiens de 10kg. Prenez les un par un, et rangez les triés par référence sur une autre palette.

 

Attention n’abusez pas de ces exercices, vous risqueriez une tendinite voire un mal de dos. Alors surtout, échauffez vous bien. Avant de commencer, faîtes 4 fois le tour du magasin en trottinant, et enchaînez avec 10 minutes d’étirements. :S

Maintenant vous avez entre vos mains l’ultime secret beauté pour être le/la plus beau/belle en maillot sur la plage cet été. :p

Le prochain billet: Surprise

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Un produit d’entretien révolutionnaire

J’ai beau être un célibataire endurci, je n’en suis pas moins une fée du logis à l’affut de la moindre astuce de nettoyage. C’est vrai quoi, quand on ne peut compter que sur sa pomme pour faire sa vaisselle, passer le balais, ou se farcir la corbeille à linge sale, on se sent tout de suite plus impliqué dans les tâches ménagères. Fini le temps où chez papa-maman on posait les pieds sur la table, maintenant il faut se débrouiller par soi-même Certes quand on travaille dans un magasin, on peut en profiter pour comparer les étiquettes des détergents qu’on met en rayon et trouver le produit miracle. Mais non moi je ne suis pas comme ça, je suis comme Saint Marc Thomas (je sais, on a dit « pas de pub »): je ne crois que ce que je vois. D’ailleurs je vais vous faire profiter d’une de mes trouvailles. 😉

L’illustration est de ~im-not-jose

La révélation a eu lieu il y a 3 ans. Ce jour là, le rayon des cornichons était en crise. Un truc de fou, à croire que tout le monde voulait en manger à toutes les sauces: en salade, en gratin, en tarte, en compote… Heureusement pour nous tous, Michael était sur le coup. Michael c’était le beau gosse de l’épicerie. Il avait tout pour plaire le bougre: étudiant en sport, bronzé toute l’année, intelligent. Il pouvait faire s’évanouir la ménagère d’un simple claquement de doigt. Pour l’occasion il nous avait préparé une palette de cornichons à mettre en rayon, et tout ça aux petits oignons. Il fallait admettre qu’elle avait fière allure sa palette, avec son immense pile de cartons. Mais le Michael est un frimeur, alors il était parti avec sa palette au pas de course. Le drame était inévitable: au premier virage la palette se renversa. On aurait presque pu entendre crisser les roues de son tire-palette tellement il roula vite, mais non on avait plutôt entendu des bruits de verres qui se brisent. Je vous assure, on avait mal au cœur de voir ces pauvres petits cornichons baigner dans leur vinaigre. C’est pas tout ça mais il faut ramasser les cadavres jonchés sur le sol. C’est alors que le miracle se produisit: le sol de la réserve d’habitude gris/marron foncé retrouva tout son éclat d’origine, c’est à dire blanc éclatant. La puissance nettoyante du vinaigre à cornichon avait fait son travail. 😀

En bonus, je vous ai concocté une fiche « astuce de nettoyage ». Et en plus vous pouvez vous amuser à imprimer ma page et découper les pointillés pour la ranger où vous voulez. C’est y pas beau tout ça? :p

 
Fiche ménage n°546: décaper un sol

Ingrédients

  • Une palette.
  • 50 lots de 6 pots de cornichons.
  • Un tire-palette.
Mode opératoire

  • Entreposez vos pots de cornichons sur votre palette de manière à obtenir la pile la plus haute possible.
  • Tirez la en courant dans votre appartement.
  • Prenez un virage le plus serré possible de sorte à la renverser sur le sol.
  • Attendez 5 min que le produit dissolve la saleté.
  • Rincez abondamment.

 

Le prochain billet: Mieux qu’une salle de sport

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Le cycle de vie d’un article

Tout le monde a un but dans la vie, même une insignifiante boîte de sauce tomate. Je vois que vous êtes dubitatifs… Ainsi selon moi, le rêve de tout article de supermarché est de finir sa vie dans le sac de commission d’une gentille ménagère. Mais à votre avis, quelle distance sépare la réserve d’une grande surface de sa ligne de caisses? 20 mètres? Peut être 30 mètres? 50 mètres tout au plus? Cette zone parsemée de rayons peut devenir un véritable parcours du combattant pour nos petits pots de mayonnaise… 😛

L’illustration est de *aquamen1983

Mais attention, tous n’auront pas la chance de passer sous le lecteur de code barre de la caissière, car voyez-vous, les embûches foisonnent. N’avez-vous pas croisé un pot de confiture qui s’est élancé de lui même dans le vide? Une bouteille de vinaigrette qui a recraché sa sauce aromatisée à la moutarde sur le carrelage, le tout dans un dernier râle agrémenté de doux sons de flatulences? Déchirant, n’est-ce pas? Pourquoi seigneur les mettez-vous ainsi à l’épreuve? Pourquoi tant de cruauté? :'(

A y regarder de plus près, tous les produits ne sont pas égaux face aux dures lois du marketing: qu’il s’agisse de leur formes, de leur poids ou de leur couleurs. Le packaging peut rendre la prise en main sûre, ou bien au contraire la rendre extrêmement périlleuse. Une forme arrondie qui ne facilite pas son implantation en rayon expose le produit à une chute certaine. Mais il y a pire, je vous assure: si celui-ci n’est pas assez attrayant pour le client, il risque de passer sa D.L.C. (Date Limite de Consommation) telle une vieille Ukrainienne usée par des années de trottoirs. Quand ce ne sont pas les articles eux-même qui se mettent en péril, c’est leur fournisseur qui leur met des bâton dans les roues l’emballage: palette dite de « Pise », carton s’ouvrant de lui-même par dessous quand on le porte, et j’en passe… 😀

Pour vous aider à y voir plus clair, je vous ai schématisé ce parcours du combattant: « de la réserve vers la sortie du magasin ». Alors en vert je vous ai fait le chemin de la survie, et en rouge le chemin de l’exclusion sélective. (Vous pouvez agrandir le schéma en cliquant dessus): 🙂

[Cliquez sur l’image pour l’agrandir]

Dès leur en entrée en rayon, c’est chacun pour soi. Tous jouent des coudes pour atteindre la ligne d’arrivée en caisse. Mais au final, seuls les articles les plus résistants survivent. Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, on pourrait parler de sélection naturelle. Et bien oui car rappelons le, tous les articles ne sont pas égaux face à cette sélection draconienne. A mon avis, Charles Darwin aurait adoré étudier les grandes surfaces. Peut être même qu’elles auraient pu lui inspirer sa célèbre théorie. 😉

Le prochain billet: Un produit d’entretien révolutionnaire

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